Photos: A gauche : Lissage vertical , crée par une dent de décompaction. A droite. Lissage horizontal, crée par un passage de rotative en condition humide.
Les défauts de structure occasionnés auront un impact à long terme. Ils seront d’autant plus marqués que la saison culturale est sèche et que la culture a un cycle court (légume, lin), un enracinement s'il est peu vigoureux (pois, pdt) ou pivotant (betteraves, colza), il sera peu enclin à contourner les zones lissées/compactées (maïs, tournesol). Les pertes de rendement peuvent aller de 30% à 100% dans le cas d'une culture non récoltée.
Adapter son itinéraire technique à chaque parcelle
Dans un monde idéal, il faudrait adapter son itinéraire technique (matériel, date d’intervention) à chaque champ. Les parcelles non labourées se ressuient généralement moins vite que les parcelles labourées, où la capillarité a été rompue. Il faudra donc attendre quelques jours de plus avant d’intervenir. Les cultures compenseront majoritairement ce léger retard en s’enracinant plus vite et plus profondément. Les couverts détruits et non mulchés peuvent également limiter l’évaporation de l’eau en limitant le réchauffement du sol. En revanche, les couverts vivants/repousses de culture, via la reprise de la photosynthèse et l’évapotranspiration, réessuient plus homogènement l’ensemble du profil ou ils sont enracinés et peuvent donc être des alliés en conditions humides. Une destruction un mois avant la date de semis souhaitée est généralement un bon compromis.